Critiques de l’affaires classées

Collectif

Modérateur : Rédacteur-Administrateur

Répondre
Avatar du membre
freric
Administrateur du site
Administrateur du site
Messages : 9853
Enregistré le : 04 août 2010, 22:18
Localisation : Paris
Contact :

Critiques de l’affaires classées

Message par freric »

80 ans... ce n'est pas rien.

80 ans après la première apparition de Blake et Mortimer à la dernière page du Journal de Tintin du 26 septembre 1946. Une série qui a marqué de son empreinte le monde de la bande dessinée, ce qui n'est pas rien lorsque l'on sait qu'elle a été créée au dernier moment par Jacobs.
C'est l'âge des personnages, mais pas celui de l'Espadon, qui est apparu dans le Tintin belge n° 28 du 14 juillet 1949 (Tintin n° 44 du 25 août 1949 pour la France).

Une série qui, en 1953, marquera d'un signe indélébile l'univers du neuvième art.

Une série qui, de 1977 à 1989, fera patienter ses lecteurs avant de conclure une aventure au pays du Soleil-Levant. Edgar P. Jacobs ne racontera finalement que huit aventures entre 1946 et 1977.

En 1996, après avoir acquis les droits, les Éditions Dargaud relancent la série à l'occasion de son cinquantième anniversaire. Si Ted Benoit n'avait pas été aussi fidèle à l'esthétique et à la rigueur de Jacobs, la série aurait-elle connu un tel succès ?

Et 30 ans plus tard, 17 aventures supplémentaires plus loin, voici les 80 ans de Blake et Mortimer.
Pour cet anniversaire, Blake et Mortimer ne s'offrent pas une nouvelle aventure, mais un album dans lequel ils restent dans l’ombre pour que les personnages secondaires passent au premier plan. Le flegme britannique jusqu'au bout.

C'est l'occasion pour le lecteur de découvrir Blake et Mortimer sous le crayon d'autres dessinateurs et la plume d'autres scénaristes. L'idée est séduisante.

Dix histoires de six pages chacune, soit une histoire par tranche de huit années.

On découvre ainsi comment le professeur Mortimer rencontre le professeur Ahmed Rassim Bey (Le Reflet bleu). On entend Kendall raconter sa première rencontre avec eux (Les Diamants de Brighton) et l'on assiste à la première collaboration entre le major Benson et le capitaine Blake (Opération Estoril). On apprend comment l'inventeur du Chronoscaphe cherche à se venger du professeur Mortimer (L'Homme sans visage), pourquoi Macomber fait de nouveau appel à eux quelques années après La Marque Jaune (Dans la tête des dieux) et l'on voit le capitaine Blake interpeller Pradier dans Paris (L'Espionne du quai de Grenelle). On découvre également Pradier demandant l'aide du professeur Mortimer (L'Ombre de Victor), comment le capitaine Blake recrute Virginia Campbell (Un destin inattendu), Mrs Benson qui brise les codes (Mrs Benson a disparu) et enfin la manière dont le professeur Mortimer croise le chemin du professeur Sato (Samouraï One).

Toutefois, il ne faut pas oublier cet avertissement placé au début de l'album :
« Certains auteurs de cet album collectif peuvent avoir pris des libertés avec la chronologie d'Edgar P. Jacobs et les événements historiques. »

À chacun de se faire son opinion, mais, pour ma part, j'ai passé des très bons moments de lecture.

Merci, Monsieur Yves SCHLIRF
Image

Pour me joindre taper : fred.centaurclub(a)gmail.com.
centaur club sur facebook
twitter
Avatar du membre
Bobby Cowen II
Modérateur
Modérateur
Messages : 450
Enregistré le : 14 oct. 2022, 10:35

Re: Critiques de l’affaires classées

Message par Bobby Cowen II »

freric a écrit : ↑
29 oct. 2026, 19:43

À chacun de se faire son opinion, mais, pour ma part, j'ai passé des très bons moments de lecture.


Oui, moi aussi !
freric a écrit : ↑
29 oct. 2026, 19:43

Merci, Monsieur Yves SCHLIRF
Je n'aurais pas dit mieux. Merci monsieur ! :chap:
Breizh Izel eo ma bro!
Sacha
Momie de Grossgrabenstein
Momie de Grossgrabenstein
Messages : 8
Enregistré le : 13 oct. 2023, 16:14

Re: Critiques de l’affaires classées

Message par Sacha »

Je dois vous avouer, tout comme vous, que j’ai passé de très bons moments de lecture avec « Affaires classées ».
Je ne vais pas parler des histoires en tant que telles, car elles sont très intéressantes, mais plutôt des détails stylistiques qui ne peuvent apparaître dans un Blake et Mortimer.
Étant toujours enthousiaste à l’idée des reprises et des hors-séries (comme L’Art de la guerre), je ne pouvais que me réjouir d’en avoir dix pour le prix d’un (et demi). Pour les reprises, hors de la trame initiale, avoir une nouvelle patte artistique n’est pour moi pas dérangeant, loin de là. J’ai adoré le dessin de L’Art de la guerre et du Dernier Pharaon, mais je pense qu’il faut respecter certains codes afin de ne pas s’éloigner illogiquement de l’univers originel.
Je vais ici parler de tissu. À plusieurs reprises, je me suis surpris à sortir de l’histoire pour des détails vestimentaires. Jacobs était un maître dans l’art du détail et de très bons articles, ici et ailleurs, ont déjà expliqué l’importance du vêtement dans l’univers de Blake et Mortimer.
Je vais donc me permettre de faire une petite énumération de ces détails qui m’ont dérangé.
À la planche 5 des Diamants de Brighton, Mortimer se retrouve sans chaussettes apparentes. Or, je vois mal notre cher scientifique porter des socquettes. De plus, le boutonnage de sa veste monte et descend en fonction des cases.
Dans Dans la tête des dieux, j’ai été sorti de l’histoire par les deux boutons sur la veste de Mortimer (p. 41), le blazer qui se ferme en un claquement de doigts, avec en supplément une barrette de cravate sur un costume trois pièces (p. 41), sans oublier que le col à cran n’existe pas sur un blazer anglais des années 1950-1960. Ce manque de détails simples ne devrait pas être possible pour le tome de l’année.
Dans L’Ombre de Victor, je ne pouvais pas passer à côté de cet horrible manteau droit (p. 59), tout comme, dans Samouraï One, de cette veste à deux boutons (p. 80).
Blake et Mortimer sont des personnages qui possèdent des caractéristiques précises, physiques (couleur des cheveux, pilosité, taille…), mais aussi vestimentaires.
Je ne regrette pas la lecture de ce très bon hors-série, mais je regrette le manque de soin apporté aux détails, qui sont à la base de l’univers de Jacobs.
:?
Jean Luc
Agent du MI-5
Agent du MI-5
Messages : 134
Enregistré le : 28 mai 2019, 17:22
Contact :

Re: Critiques de l’affaires classées

Message par Jean Luc »

j'ai commencé la lecture de ce dernier opus des reprises des aventures de Blake et Mortimer. J'ai terminé Les Diamants de Brighton et je n'ai pas poursuivi et je ne sais si je vais terminer cet album tant j'ai détesté le dessin d'Olivier Swchwartz. Le comble du ridicule étant atteint avec le tenancier de la buvette du Brighton Palace Pier qui ressemble à mix entre Lambique et Donald Trump.
Je regrette mon achat et j'ignore, à ce stade, ce que je vais faire de ce volume.

PS: j'attendais beaucoup de cet album et j'espérais qu'il soit à la hauteur du Traquenard Maléfique ...
Ce sera mon seul post à propos de cet album
Avatar du membre
tytram
Chimiste au CSIR
Chimiste au CSIR
Messages : 205
Enregistré le : 13 févr. 2022, 16:11
Contact :

Re: Critiques de l’affaires classées

Message par tytram »

Les histoires courtes, c’est toujours un peu frustrant.
Lorsque les premières pages sont prometteuses, on se dit que le scénario aurait peut-être mérité un album…
J’ai bien aimé ces affaires classées. Nouveaux scénaristes, nouveaux dessinateurs, qui donnent parfois un coup de jeune à nos héros et de belles promesses pour l’avenir de la série.

Pour moi deux affaires sortent du lot : Un destin inattendu et Le reflet bleu.
L’Homme sans visage est l’histoire la plus frustrante, car c’est celle que j’aurais aimé faire durer le temps d’un album.
J’ai bien aimé Les diamants de Brighton pour son scénario qui mériterait aussi d’être développé. En revanche, je n’ai pas accroché au dessin d’Olivier Schwartz.
Blake1050
Mécanicien sur le SX1
Mécanicien sur le SX1
Messages : 11
Enregistré le : 20 avr. 2026, 19:45

Re: Critiques de l’affaires classées

Message par Blake1050 »

Personnellement, j’ai passé un très bon moment avec ces différentes histoires courtes, qui certaine laisse un peu sur notre faim.
Je me demande si elles vont être réutilisées par la suite. J’ai adoré le dessin et scénario de L’Homme sans visage; mais avec un vraie envie de lire la suite.
Les Diamants de Brighton et Opération Estoril sont également bien foutu!
J’ai beaucoup aimé, à ma propre surprise, les différents styles des dessinateurs : c’était vraiment agréable de voir nos héros sous différentes formes. Je pense notamment à L’ombre de Victor (là aussi une histoire qui mérite d’être plus approfondi) ou le dessin m’a vraiment surpris mais j’ai apprécié !
Je conseille à tous de le lire; et surtout de ne pas s’arrêter après une histoire qui vous parle moins.
Répondre

Retourner vers « HS15 - Affaires Classées (30 octobre 2026) »