Critiques de l’affaires classées
Posté : 29 oct. 2026, 19:43
80 ans... ce n'est pas rien.
80 ans après la première apparition de Blake et Mortimer à la dernière page du Journal de Tintin du 26 septembre 1946. Une série qui a marqué de son empreinte le monde de la bande dessinée, ce qui n'est pas rien lorsque l'on sait qu'elle a été créée au dernier moment par Jacobs.
C'est l'âge des personnages, mais pas celui de l'Espadon, qui est apparu dans le Tintin belge n° 28 du 14 juillet 1949 (Tintin n° 44 du 25 août 1949 pour la France).
Une série qui, en 1953, marquera d'un signe indélébile l'univers du neuvième art.
Une série qui, de 1977 à 1989, fera patienter ses lecteurs avant de conclure une aventure au pays du Soleil-Levant. Edgar P. Jacobs ne racontera finalement que huit aventures entre 1946 et 1977.
En 1996, après avoir acquis les droits, les Éditions Dargaud relancent la série à l'occasion de son cinquantième anniversaire. Si Ted Benoit n'avait pas été aussi fidèle à l'esthétique et à la rigueur de Jacobs, la série aurait-elle connu un tel succès ?
Et 30 ans plus tard, 17 aventures supplémentaires plus loin, voici les 80 ans de Blake et Mortimer.
Pour cet anniversaire, Blake et Mortimer ne s'offrent pas une nouvelle aventure, mais un album dans lequel ils restent dans l’ombre pour que les personnages secondaires passent au premier plan. Le flegme britannique jusqu'au bout.
C'est l'occasion pour le lecteur de découvrir Blake et Mortimer sous le crayon d'autres dessinateurs et la plume d'autres scénaristes. L'idée est séduisante.
Dix histoires de six pages chacune, soit une histoire par tranche de huit années.
On découvre ainsi comment le professeur Mortimer rencontre le professeur Ahmed Rassim Bey (Le Reflet bleu). On entend Kendall raconter sa première rencontre avec eux (Les Diamants de Brighton) et l'on assiste à la première collaboration entre le major Benson et le capitaine Blake (Opération Estoril). On apprend comment l'inventeur du Chronoscaphe cherche à se venger du professeur Mortimer (L'Homme sans visage), pourquoi Macomber fait de nouveau appel à eux quelques années après La Marque Jaune (Dans la tête des dieux) et l'on voit le capitaine Blake interpeller Pradier dans Paris (L'Espionne du quai de Grenelle). On découvre également Pradier demandant l'aide du professeur Mortimer (L'Ombre de Victor), comment le capitaine Blake recrute Virginia Campbell (Un destin inattendu), Mrs Benson qui brise les codes (Mrs Benson a disparu) et enfin la manière dont le professeur Mortimer croise le chemin du professeur Sato (Samouraï One).
Toutefois, il ne faut pas oublier cet avertissement placé au début de l'album :
« Certains auteurs de cet album collectif peuvent avoir pris des libertés avec la chronologie d'Edgar P. Jacobs et les événements historiques. »
À chacun de se faire son opinion, mais, pour ma part, j'ai passé des très bons moments de lecture.
Merci, Monsieur Yves SCHLIRF
80 ans après la première apparition de Blake et Mortimer à la dernière page du Journal de Tintin du 26 septembre 1946. Une série qui a marqué de son empreinte le monde de la bande dessinée, ce qui n'est pas rien lorsque l'on sait qu'elle a été créée au dernier moment par Jacobs.
C'est l'âge des personnages, mais pas celui de l'Espadon, qui est apparu dans le Tintin belge n° 28 du 14 juillet 1949 (Tintin n° 44 du 25 août 1949 pour la France).
Une série qui, en 1953, marquera d'un signe indélébile l'univers du neuvième art.
Une série qui, de 1977 à 1989, fera patienter ses lecteurs avant de conclure une aventure au pays du Soleil-Levant. Edgar P. Jacobs ne racontera finalement que huit aventures entre 1946 et 1977.
En 1996, après avoir acquis les droits, les Éditions Dargaud relancent la série à l'occasion de son cinquantième anniversaire. Si Ted Benoit n'avait pas été aussi fidèle à l'esthétique et à la rigueur de Jacobs, la série aurait-elle connu un tel succès ?
Et 30 ans plus tard, 17 aventures supplémentaires plus loin, voici les 80 ans de Blake et Mortimer.
Pour cet anniversaire, Blake et Mortimer ne s'offrent pas une nouvelle aventure, mais un album dans lequel ils restent dans l’ombre pour que les personnages secondaires passent au premier plan. Le flegme britannique jusqu'au bout.
C'est l'occasion pour le lecteur de découvrir Blake et Mortimer sous le crayon d'autres dessinateurs et la plume d'autres scénaristes. L'idée est séduisante.
Dix histoires de six pages chacune, soit une histoire par tranche de huit années.
On découvre ainsi comment le professeur Mortimer rencontre le professeur Ahmed Rassim Bey (Le Reflet bleu). On entend Kendall raconter sa première rencontre avec eux (Les Diamants de Brighton) et l'on assiste à la première collaboration entre le major Benson et le capitaine Blake (Opération Estoril). On apprend comment l'inventeur du Chronoscaphe cherche à se venger du professeur Mortimer (L'Homme sans visage), pourquoi Macomber fait de nouveau appel à eux quelques années après La Marque Jaune (Dans la tête des dieux) et l'on voit le capitaine Blake interpeller Pradier dans Paris (L'Espionne du quai de Grenelle). On découvre également Pradier demandant l'aide du professeur Mortimer (L'Ombre de Victor), comment le capitaine Blake recrute Virginia Campbell (Un destin inattendu), Mrs Benson qui brise les codes (Mrs Benson a disparu) et enfin la manière dont le professeur Mortimer croise le chemin du professeur Sato (Samouraï One).
Toutefois, il ne faut pas oublier cet avertissement placé au début de l'album :
« Certains auteurs de cet album collectif peuvent avoir pris des libertés avec la chronologie d'Edgar P. Jacobs et les événements historiques. »
À chacun de se faire son opinion, mais, pour ma part, j'ai passé des très bons moments de lecture.
Merci, Monsieur Yves SCHLIRF