Jacobs à l'opéra de Lille - La voix du nord 22/07/2018

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Jacobs à l'opéra de Lille - La voix du nord 22/07/2018

Message par freric » 23 juil. 2018, 10:44

La voix du nord
le 22 juillet 2018

Frédérick Lecluyse a écrit :Les extraordinaires aventures du père de Blake et Mortimer à l’opéra
Dans ses jeunes années, avant de créer sa série de BD culte « Blake et Mortimer », le célèbre dessinateur belge Edgar P. Jacobs a été chanteur lyrique. C’est à l’opéra de Lille qu’il obtint son premier contrat, en 1929. Cela lui valut d’être appelé plus tard, au faîte de sa gloire, le « baryton de la bande dessinée ». Une incroyable destinée.



Et si la vie d’Edgar P. Jacobs n’avait tenu qu’à un fil ? Celui qui le reliait à Lille, où il aurait pu continuer sa carrière à l’opéra si les aléas de l’Histoire ne s’en étaient pas mêlés.
Depuis 1987, le cimetière de Lasnes, petit village du Brabant wallon, est presque aussi célèbre que le Père-Lachaise à Paris. La tombe du héros local, Edgar P. Jacobs, ne passe pas inaperçue. Elle est surmontée d’un sphinx, qui rend hommage au Mystère de la Grande Pyramide, l’une des plus fameuses aventures du capitaine Blake et du professeur Mortimer.

En dessous, l’épitaphe doit aussi surprendre les admirateurs. L’illustre occupant est ainsi présenté : « Artiste lyrique, peintre, illustrateur et créateur de la bande dessinée Blake et Mortimer ». Ce résumé est exactement celui de la vie d’Edgar P. Jacobs.

À l’Alhambra, il est choriste de Mistinguett…

Tout petit déjà, selon ses biographes, le jeune Edgar construit de ses mains un opéra de carton sur la scène duquel il fait évoluer des soldats de plomb. Quelques années avant sa mort, il publie ses mémoires qu’il intitule ainsi : Un opéra de papier.

À l’âge de 13 ans, il assiste à la représentation du Faust de Gounod. Une révélation. Il sera chanteur à l’opéra. Même s’il fréquente l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles pour ses capacités à bien dessiner, il est aussi figurant sur les planches du Théâtre royal. À 18 ans, le voilà chanteur à l’Alhambra, une salle de spectacle bruxelloise, où il est notamment choriste de Mistinguett dans la grande revue du Casino de Paris. À son retour du service militaire, il passe cinq ans au conservatoire. Il y obtient, en 1929, le premier prix d’excellence de chant.
À l’opéra de Lille, il chante et dessine les costumes et les décors.
Le baryton wallon signe alors son premier contrat d’artiste lyrique, avec l’opéra de Lille. Il chante notamment dans Manon de Massenet. Mais, dans la capitale des Flandres, on se souvient également de lui pour ses qualités de dessinateur. Il conçoit, en effet, les costumes de ses partenaires de scène et les maquettes des décors. Une authentique pépite, cet Edgar. Mais ses années lilloises ne durent pas. En raison de la grande crise économique débarquée des États-Unis, l’État français limite les emplois offerts aux étrangers. E. P. Jacobs regagne donc la Belgique. Sa carrière de baryton s’achève au théâtre de Mons. Un mal pour un bien : le père de Blake et Mortimer se retrouve, du coup, en marche vers la gloire.

http://www.lavoixdunord.fr/420682/artic ... er-l-opera

Une œuvre marquée par l’opéra
Tous ses biographes le notent : le goût du spectacle, et de la mise en scène, est omniprésent dans l’œuvre de Jacobs.
Au fil des aventures de Blake et de Mortimer, on découvre en bonne place l’opéra Garnier dans SOS Météores, le théâtre Kabuki de Kyoto dans Les Trois Formules du professeur Sato. Certains comparent même L’Énigme de l’Atlantide à un opéra baroque.

Jacobs utilise les codes du spectacle dans ses bandes dessinées. Ainsi, on s’y déguise beaucoup. C’est notamment le cas du méchant colonel Olrik, qui utilise souvent des postiches et des masques pour tromper le capitaine Blake et le professeur Mortimer tout au long de leurs aventures. D’ailleurs, l’ennemi juré de la saga n’est-il pas lui-même le personnage faustien par excellence, lui qui ne meurt jamais ?
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