Comparaison entre les Classici Audacia et les éditions franco-belges

Scénario : E.P. JACOBS
Dessin : E.P. JACOBS
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Kronos
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Comparaison entre les Classici Audacia et les éditions franco-belges

Message par Kronos »

Mon ami Guido Vogliotti, critique italien de bandes dessinées, animateur d'un site et également critique m'a fait le plaisir de vous proposer son étude sur les différences de publication entre la célèbre Collection des Classici Audacia, dans laquelle sont parus presque tous les Blake et Mortimer, et les éditions Dargaud/Lombard.
Cet article était primitivement destiné aux Amis de Jacobs, mais il a préféré privilégier, par mon entremise, notre Forum ; geste pour lequel nous le remercions.
Cet article sur la Grande Pyramide a déjà eu une première publication sur le site italien afnews.
https://www.afnews.info/wordpress/2021/ ... -francese/

Voici donc l'intégralité de sa première étude sur ces publications, à commencer par le Mystère de la Grande pyramide. Les autres devraient suivre ensuite, mais rien n'est encore fait.
Une pyramide mystérieuse. L’édition italienne du Mystère de la Grande Pyramide de 1964 et une analyse des variantes par rapport à l’original français (Guido Vogliotti).

Dans les Années 1960, l’Editeur italien Mondadori publia pour la première fois en Italie les chefs-d’œuvre de la Bande dessinée d’aventure franco-belge. La Collection s’appelait « Classici Audacia », et débuta en 1964 pour se terminer en 1967 après 63 numéros. C’est ainsi que les noms de Michel Vaillant, Dan Cooper, Ric Roland (comme Ric Hochet fut appelé dans cette collection), Blueberry, Mike Tanguy, Marc Franval, Luc Orient, Bernard Prince, Jari et bien entendu Blake et Mortimer, devinrent familiers en Italie pour les gosses qui, comme moi, étaient nés dans les Années 50.
Malheureusement, si, d’un coté, Mondadori doit être loué pour cette initiative, de l’autre, il n’a jamais été un Editeur très soigneux et, par conséquent, il approcha cette opération d’une manière peu professionnelle, publiant certaines histoires mais pas d’autres (Le Secret de l’Espadon ne fut jamais publié, encore qu’il ait été prévu dans la Collection, voir Fig. 8-10-12), changeant le format des albums dans le temps, passant de la couleur pleine à deux pages couleur alternées à deux pages noir et blanc, etc.

Pour ce qui est des aventures de Blake et Mortimer, Mondadori commença avec la publication des deux tomes du Mystère de la Grande Pyramide (n. 8 - Il mistero della Grande Piramide et n. 9 - La camera di Horus, juillet et août 1964, Fig. 1 et 2) suivis par S.O.S. Météores (n. 12 - S.O.S. Meteore, novembre 1964) et par La Marque Jaune (n. 15 - Il Marchio Giallo, février 1965). Suivirent encore Le Piège Diabolique (n. 24 - La Trappola Diabolica, novembre 1965), L’Affaire du Collier (n. 35 - I Sotterranei di Parigi, octobre 1966) et L’Enigme de l’Atlantide (n. 39 - L’Enigma dell’Atlantide, janvier 1967).
Figures 1 & 2.jpg
J’étais déjà au fait que l’édition italienne de la Grande Pyramide et de la Marque Jaune étaient quelque peu différentes des originales publiées dans les éditions albums Le Lombard/Dargaud. Des cases avaient été supprimées ou remaniées, et je savais notamment que Jacobs était censé avoir dessiné des nouvelles cases spécialement pour cette édition. Une description complète de ces variantes avait été faite jadis in « Edgar Pierre Jacobs il Grande. Guida critica alle avventure di Blake e Mortimer », de Leonardo Gori et Claudio dell’Orso, dans Exploit Comics n. 42 (Fig. 5), novembre 1987, pp. 21 et 22, toutefois, sans illustration des différences .
Figures 3, 4 & 5.jpg
J’ai donc décidé d’entreprendre un comparaison ponctuelle de l’édition italienne et des éditions françaises en commençant par Le Mystère de la Grande Pyramide. Je pensais que ces remaniements auraient été faits pour faire en sorte de ne pas dépasser le nombre de pages disponibles dans les « Classici Audacia ». Mais il n’en est rien car il n’y a aucune planche ou case inédites, la longueur des histoires est la même que dans l’édition française, et j’ai découvert que la seule nouveauté spécialement créée pour les « Classici Audacia » fut le rajout des quatre planches du Trésor de Tout-ankh-amon annexées au deuxième volet de Il mistero della Grande Piramide. Mais alors, comment expliquer les nombreuses différences qui existent cependant entre les deux éditions ? C’est ce que nous allons voir à présent.
Les planches (ou cases) de l’histoire originale (version album publiée par Le Lombard/Dargaud dans les Années 60/70 (dorénavant indiquées “L”), et celles de l’édition italienne (dorénavant indiquées “CA”) seront présentées côte à côte et comparées. A ma connaissance, ce rapprochement ponctuel des images des deux versions n’a jamais été entrepris. On notera aussi, en passant, que les couleurs de l’édition italienne sont très différentes par rapport aux originales.

Il mistero della Grande Piramide (Classici Audacia N. 8)
Le premier tome de Il mistero della Grande Piramide comportait une présentation de la Série et des personnages sur 8 pages (ce qui n’existe pas dans l’édition française), suivie par une introduction à l’histoire et aux pyramides du plateau de Giza (« Due parole... ») sur 3 pages. Ces 11 pages sont reproduites ici dans les figures 6-16. Andrea Sani, spécialiste italien de Blake et Mortimer, pense que les trois biographies de Mortimer, Blake et Olrik présentées ici (Fig. 7, 9, 11) constituent en effet une première ébauche des « Curriculum vitae » que Jacobs utilisera dans son Opéra de papier (pp. 100-105).
Figures 6 à 13.jpg
Figures 14 à 16.jpg
On peut noter d’emblée que le dessin de couverture des deux éditions n’est pas tout à fait identique comme on s’y attendrait. Dans l’édition “CA” (Fig. 1 et 2), le visage de Mortimer (Fig. 17b) a été maladroitement redessiné, le contour de son ombre a disparu, et les hiéroglyphes derrière lui sont de toute évidence également refaits par une main qui n’avait aucune connaissance en la matière et n’a produit que des gribouillis. La figure d’Horus a aussi été remaniée (Fig. 18b) ; les traits sont plus épais et irréguliers, des hiéroglyphes autour de lui ont disparu, etc. Si l’on compare les deux couvertures, il est évident que la “CA” a été entièrement décalquée sur le modèle original par quelque inapte inconnu de chez Mondadori. Il n’y a aucune motivation évidente pour ce ravage. Pourquoi ne pouvait-on pas utiliser le dessin de la couverture originale tel qu’il était? Cela reste l’un des mystères de la Grande Pyramide à élucider.
Figures 17 & 18.jpg
La première variante dans l’album apparaît dès la première page : la première longue case qui montre le “Constellation” en vol (Fig. 19) est remplacée en Italie par un bandeau titre sur fond de hiéroglyphes aussi primitifs que ceux de la couverture et qui, de toute évidence, n’ont pas été dessinés par Jacobs (Fig. 20). Notons, en passant, l’auteur « P. Jacobs » !
Figures 19 & 20.jpg
Page 16, case 1 de l’édition française, Olrik est masqué (Fig. 21), tandis que dans l’édition italienne (p. 25) il a le visage découvert (Fig. 22). Mais en ce sens, la version italienne ne fait que reprendre la case telle qu’elle parut dans l’édition originale du journal Tintin ! (Fig. 23). Nous appellerons dorénavant Edition “T” cette version originale du journal Tintin.
Figures 21 à 23.jpg
Dans la dernière case de la page 16, Olrik apparaît comme une silhouette noire (Fig. 24a), alors que dans la version italienne il est représenté normalement (Fig. 25a). Il en est de même à la page suivante (p. 17), cases 1 et 4 (Fig. 24b et 25b). Il est intéressant de noter que ces dernières variations ont depuis été introduites dans la version française. Mais il y a plus ! La version originale publiée dans le journal Tintin était déjà exactement comme celle représentée dans les « Classici Audacia » (Fig. 26a et b). La version “silhouette” semble donc avoir été utilisée uniquement pour la version albums du Lombard et de Dargaud des Années 60-70.
Figures 24 à 26.jpg
Page 32, case 6, de la version italienne, la traduction du papyrus ne correspond pas à la française : Atoum (Fig. 27) a été erronément traduit par Aton (Fig. 28), le dieu solaire dont il est question dans cette histoire, alors que Atoum est le dieu créateur primordial de Héliopolis qui façonne les êtres à partir de la matière. La même erreur a été faite à la page 31 case 13.
Figures 27 & 28.jpg
Page 28, case 1, l’on aperçoit un premier plan de la Lincoln noire qui constitue l’une des icônes mémorables de cette aventure (Fig. 29), mais à la page 37 de la version “CA” (Fig. 30), elle est devenue bleue. Cette variation est tout à fait incompréhensible, étant donné que la Lincoln est toujours noire même dans la version italienne, d’autant plus que ce passage du noir au bleu aurait comporté un redessin de certaines lignes de la voiture (celles en négatif sur le noir) qui est tellement bien fait qu’on est porté à penser qu’il soit effectivement de la main de Jacobs. Par une heureuse coïncidence, juste au moment où j’écrivais cet article, je suis tombé sur une photo de l’original de cette planche encrée (Fig. 31), où l’on voit très bien que la première version était en effet celle publiée par les “CA” ! De toute évidence, pour cette case, Jacobs avait oublié que la Lincoln était noire, et l’avait initialement dessinée dans une autre couleur, pour la colorier plus tard en noir. Mais, si tel est le cas, et étant donné que toutes les versions françaises de cette case (y compris la première publication dans le journal Tintin !) montrent la Lincoln noire, comment se fait-il que les “CA” aient pu publier une planche qui, de fait, n’avait jamais été utilisée dans cette version, ni en Belgique ni en France ? Encore un mystère dans cette aventure que je ne suis pas à même de percer...
Figures 29 à 31.jpg
Page 49, case 2, de la version française, Mortimer lit une lettre, Nasir étnt debout derrière lui (Fig. 32). Dans la version “CA” (p. 58 c. 2), le dessin a changé : il tient un journal dans les mains et son expression est devenue quasiment de terreur (Fig. 33). Mais encore une fois, cette image est la même que l’on trouve dans la version originale de Tintin (Fig. 34). A noter par ailleurs que le point d’exclamation de Nasir a disparu dans la version Lombard / Dargaud (Fig. 32).
Figures 32 à 34.jpg
En effet, toutes les « différences » de l’édition italienne que l’on trouve dans les planches qui suivent correspondent en tous points à l’édition originale de l’histoire telle qu’elle parut dans Tintin (voir par “exemple les Fig. 35-36-37).
Figures 35 à 37.jpg
La solution du mystère est sans doute toute là. L’édition italienne a tout simplement repris certaines planches de la publication originale de l’histoire dans Tintin. Il n’y a donc rien d’original de la part de Jacobs. Mais attention ! On ne peut pas non plus dire que l’édition italienne reprenne telle quelle la publication du journal Tintin; elle est certes axée principalement sur l’édition Tintin, mais il y a certains cas (comme à la page 17 des « Classici Audacia », lorsque Mortimer entre dans le musée) qui correspondent à l’album Lombard (p. 8 dans ce cas-là), et non pas à la planche 4 de l’édition Tintin. De cette façon, la merveilleuse case qui montre un panoramique de la salle du musée dans l’édition Tintin (Fig. 38) a été perdue à jamais, puisque cette case n’existe que dans la version Tintin. L’édition italienne est donc un mélange de la publication originale dans Tintin et de l’édition française en album. Encore une fois, on ne comprend pas dans quel but ce choix – arbitraire – a été fait. Le nombre de pages de ce premier volume de l’histoire reste 51, comme dans l’album Lombard, tous les deux comprenant 2 planches pleine-page qui ne figuraient pas dans l’édition du journal Tintin (49 pages).
Figures 38.jpg
On retrouvera la page 50 de l’édition française (la vue pleine page de la pyramide) comme page 60 dans l’édition italienne ; les pages 52-53-54 françaises devenant respectivement les 62-63-64 de l’italienne.
La page 59 de l’italienne (Fig. 40) ne correspond pas à la page 55 de la française (Fig. 39), mais en revanche elle est identique à la 45ème planche de l’édition Tintin (Fig. 41).
Figures 39 à 41.jpg
La page 61 (Fig. 43) correspond à la page 51 française (Fig. 42), à cela près que les deux premiers strips sont ceux de l’édition , (Fig. 44).
Figures 42 à 44.jpg
Et, finalement, la page 65 de l’italienne (Fig. 46) utilise la partie inférieure de la page 56 de la française (Fig. 45), mais y ajoute en haut le cul de lampe de la page de garde de la française. Cette page finale manque complètement dans l’édition du journal Tintin
Figures 45 & 46.jpg

La camera di Horus (Il mistero della Grande Piramide) (Classici Audacia N. 9)

Dans le deuxième volet de l’histoire, on ne trouve heureusement pas autant de différences que dans le premier, surtout des différences structurelles, mais il y a quand même quelques observations que l’on peut faire.
La couverture a encore une fois été refaite, comme pour le premier tome, mais les dégâts sont un peu moins évidents (voir les détails comparés aux figures 47-48). Les considérations sont les mêmes que celles déjà faites pour le premier tome.
Figures 47 & 48.jpg
Page 26 de la version française, case 17, les ululements du Dr. Grossgrabenstein (HOUHOU) montrent deux interruptions (Fig. 49), alors que dans l’italienne (p. 28), ils continues sans interruption (Fig. 50). La version journal Tintin de cette case (Fig. 51) est presque la même que dans l’album Lombard, mais on notera des traits en zigzag qui séparent les “HOUHOU” et qui ont été éliminés dans l’album Lombard. Dans la version italienne on a bien pensé à remplir ces vides en créant une seule longue inscription (Fig. 50). La version Tintin est donc la seule correcte.
Figures 49 à 51.jpg
Il y a encore des différences : à la page 28 de l’édition Lombard, la troisième case est celle montrée dans la Fig. 52, tandis que dans la version italienne (p. 30) elle a été remplacée par la case de la Fig. 53 qui, en effet, n’est autre que la version originale de cette case dans l’édition du journal Tintin (Fig. 54).
Figures 52 à 54.jpg
Le deuxième strip de la page 28 de l’édition Lombard (Fig. 55) est remplacé par la Fig. 56 dans l’italienne (p. 30), mais il s’agit là encore une fois de la version originale du journal Tintin (Fig. 57) ; dommage que l’on ait oublié de colorier en rouge le fez du commissaire Kamal !
Figures 55 à 57.jpg
Dans le quatrième strip de la page 28 de l’édition Lombard, la case au centre (Fig. 58) est remplacée dans l’italienne (p. 30) par une autre (Fig. 59) qui provient, elle aussi, de la version originale du journal Tintin (Fig. 60).
Figures 58 à 60.jpg
La page 32 de l’édition Lombard (Fig. 61) est quelque peu différente de la version utilisée dans les « Classici Audacia » (Fig. 62), où le récitatif jaune central a disparu (remplacé par un autre qui constitue une sorte de première case dans le troisième strip). On notera aussi des différences dans la case 2 (les bulles ont été redessinées), dans la case 8, redessinée, et dans les cases 9 et 10, dont les plans sont remplacés par des scènes nocturne). La page des « Classici Audacia » est encore une fois la même que celle de la première publication dans Tintin (Fig. 63).
Figures 61 à 63.jpg
On notera encore, sur les mêmes pages, le coloriage atrocement maladroit de la case 5 de l’italienne (Fig. 65) par rapport à celui de l’original (Fig. 64). Le deuxième personnage à partir de la droite semble être debout devant la porte, tandis qu’il était bien à l’intérieur de l’encadrement de cette porte dans les deux versions françaises (Fig. 64 et 66).
Figures 64 à 66.jpg
Page 33 de l’édition Lombard, la case 9 est bien celle montrée dans la Fig. 67. Dans les « Classici Audacia » (p. 37, Fig. 68) elle correspond a la version originale Tintin (Fig. 69).
Figures 67 à 69.jpg
En conclusion, encore un petit mystère le cul de lampe du deuxième volet de l’édition Lombard montre le papyrus de Manethon avec deux fragments sous la loupe (Fig. 70), mais, dans la page d’introduction du tome 9 des « Classici Audacia », la même image nous montre quatre fragments (Fig. 71). On notera aussi que la colonne de texte déchiré sur la gauche a disparu dans l’édition Lombard. D’où provient ce dessin-là, que je crois de toute façon être le véritable dessin original de Jacobs ? Curieusement, il a été utilisé tel quel pour le cul de lampe du tome 1 dans l’édition Blake et Mortimer (Fig. 72)...
Figures 70 à 72.jpg
Notes
1 Ce numéro exceptionnel de la revue, contenant des contributions d’Andrea Sani, Simona Russo, Leonardo Gori, Franco Fossati, Claudio dell’Orso, Giovanni Fonseca, Luca Boschi, Gianni Brunoro et Alberto Becattini, était entièrement consacré à la Ligne claire.
2 Les « Classici Audacia » comptaient 64 pages, mais les deux pages centrales étant prises par des articles illustrés de recherche scientifique, cela se reduisait effectivement à 62 pages pour l’histoire.
3 Pages 61-65 du « Classici Audacia » n. 9. Les quatre planches du Trésor de Tout-ankh-amon furent publiées peu après en Belgique dans Tintin n. 49 du 8 décembre 1964 (Tintin n. 848 du 21 janvier 1965 en France), avec une couverture originale de Jacobs (Fig. 3). Cette couverture constitue la page 65 du fascicule italien ; encore une fois le dessin est remanié et les couleurs sont affreuses (Fig. 4).
4 Les « Deux mots... » de l’édition française ne correspondent pas à la version italienne ; seuls les dessins de la coupe de la Grande Pyramide et la vue aérienne de la nécropole de Giza sont montrés dans l’édition “CA” (Fig. 15), tandis que l’édition française montre aussi une vue d’ensemble des pyramides et du Grand Sphinx Rè-Harmakis. Par contre, l’édition française ne comporte aucune des photos de l’édition “CA” (Fig. 14 et 16).
5 Les biographies dans Un Opéra de papier sont beaucoup plus longues et structurées que celles des “CA”, et il y a aussi des différences considérables (dans les “CA” Mortimer est né a Edimbourg d’un père anglais, tandis que dans Un Opéra de papier, il est né a Simla en Inde, son père étant originaire de Falkland). Il est toutefois vrai qu’il y a aussi des frappantes analogies structurelles. Au sujet des différences dans les éditions italiennes de Blake et Mortimer, voir aussi l’excellent article de A. Sani, « I “rifacimenti” di E.P. Jacobs », Notiziario GAF n. 64 (Firenze, Septembre 2016), pp. 1-11.
6 Cette édition originale a été réimprimée en 2018 par les Editions Blake et Mortimer dans la série «Une histoire du journal Tintin».
7 En mai 2018 cette planche, 307 x 405 mm, fut vendue par la Galerie Daniel Maghen pour 120.000 €. Elle porte une note manuscrite de Jacobs : “Monsieur .... ?. A partir de cette planche veuillez avoir l’obligeance de faire tirer un bleu supplémentaire S.V.P.” (http://centaurclub.com/site/category/jacobs/).
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Re: Comparaison entre les Classici Audacia et les éditions franco-belges

Message par shamelord »

En effet, pourquoi aller changer des hiéroglyphes sur le mur de la chambre souterraine ? C'est fou !
Et bravo de l'avoir repéré.
Merci Kronos (et Guido Vogliotti !) d'avoir partagé cet excellent travail ici.
Quel vlek !
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Re: Comparaison entre les Classici Audacia et les éditions franco-belges

Message par archibald »

shamelord a écrit :
16 janv. 2021, 10:58
En effet, pourquoi aller changer des hiéroglyphes sur le mur de la chambre souterraine ? C'est fou !
Et bravo de l'avoir repéré.
.../...
Pour y glisser discrètement son nom comme Biermé l'a fait . :lol: :lol: :lol:
shamelord a écrit :
16 janv. 2021, 10:58
.../...
Merci Kronos (et Guido Vogliotti !) d'avoir partagé cet excellent travail ici.
Je plussuoie :p
Well then, Legitimate Edgar, I must have your land.
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Message par Kronos »

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