Datation/Chronologie Marque jaune

Scénario : E.P. JACOBS
Dessin : E.P. JACOBS
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Kronos
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Datation/Chronologie Marque jaune

Message par Kronos »

Une Datation des plus sérieuse pour une Chronologie sans faille…

L’Histoire (la grande) ne pouvant souffrir d’aucune manipulation, l’histoire écrite par Jacobs ne peut en aucun cas se dérouler avant 1953, ni - peut-être - après… Et nous allons le démontrer dans les lignes qui suivent, en dépit de quelque « grincheux » qui s’aventura à avancer que cette histoire aurait bien pu, au demeurant, se dérouler en 1954…?! Tout cela pour que cette année s’adapte à ses propres desseins…

Il y a quelques années de cela, sur l’ancien blog : Blake, Jacobs, et Mortimer, un des visiteurs réguliers s’aventura à poser une question qui aurait pu passer pour anodine et sans conséquence… si les réponses n’avaient immédiatement fusé pour proposer aussi bien 1952 que 1953 et même 1954 !
Si les fins connaisseurs de l’œuvre de Jacobs, dont je me targue d’être, ne mirent pas longtemps à affirmer que c’était bien à la Noël 1953 que se déroulait cette passionnante aventure, d’aucun revendiqua en effet haut et fort l’année 1954 comme étant l’année d’occurrence de cette aventure.
Et, comme l’avis de « petites mains » comme étaient surnommés les « amateurs » tels que nous ne comptait pas à ses yeux « d’expert auto-proclamé », il ne fallut pas moins que l’intervention d’un grand professionnel, lui-même repreneur méritant de l’œuvre d’Edgar P. Jacobs - Ted Benoit soi-même pour ne pas le nommer -, lui-même relayé par Viviane Quittelier, petite-fille par alliance du Maître, et plus proche de lui que n’importe qui au Monde, pour que l’impénitent perturbateur finisse, à contrecœur et de guerre lasse, par avouer son échec et accepter que l’affaire de la Marque jaune ait finalement bien pris place en décembre 1953 !
Car, pas plus que 1952, il ne pouvait s’agir non plus de l’An 1954… pour les impérieuses raisons que vont vous être démontrées ci-après.

A partir de la Grande Pyramide, et comme à chaque fois et, pourrait-on aller jusqu’à dire, fidèle à des principes non établis mais pourtant parfaitement clairs, Jacobs ne donnera jamais aucune date complète ; ne fixera non plus aucune « limite » précise quant à la période exacte du déroulement de ses histoires.
En vertu d’un postulat non écrit qu’il avait lui-même décidé, tout au plus se bornera-t-il - et encore, assez vaguement ! - à donner une date (jour de la semaine ou quantième d’un mois, ou évènement particulier - (comme c’est le cas dans la Marque jaune avec la Noël, en fin d’histoire) ; indication formulée comme cela, au milieu d’un récitatif ou d’une vignette. Souventes fois aussi, se hasardera-t-il à indiquer la période de l’année où pourraient se dérouler les évènements qu’il va relater. Parfois, cette indication se révèlera-t-elle même des plus fantaisiste, ainsi qu’on va le voir plus loin…).

En tout état de cause, et quelques soient les circonstances d’écriture, Jacobs situera généralement ses histoires dans l’année du début de leur parution dans le journal Tintin (seul élément qui pourrait éventuellement être débattu…), plutôt que dans l’année de fin de pré-publication dans le magazine ; mais là encore, quelques exceptions viendront semer le doute parmi les lecteurs, comme dans S.O.S. météores, où l’action se déroulera finalement en fin de publication afin de coller au plus près à une « brûlante actualité » (Cf. Les Dossiers des météores).

D’un autre côté, et pour fixer clairement les limites, il faut rappeler que la publication de la Grande Pyramide s’est achevée dans Tintin en mai 1952 (N°22/1952), et que tout le reste de l’année 1952 fut dédié aux nombreuses recherches, à son déplacement sur Londres (en août/septembre 1952 !) et à l’écriture du synopsis puis du scénario ; de ce fait, je vois mal Jacobs faire commencer son histoire durant cette année-là, d’autant plus, nous allons le voir ensuite, qu’il a parfaitement « planifié » son intrigue, même si de surprenants détails pourraient éventuellement laisser penser que...: les Yeomen Warders de la Tour de Londres portent encore, les du roi défunt sur le devant de leur longue tunique noire liserée de rouge !
Détail qui a malheureusement échappé à Jacobs lorsqu’il dessina ensuite les premières planches mettant en scène les Beefeaters !!!
Qui plus est, les dessins ne prennent aucunement en compte les dernières modifications survenues dans l’équipement des motards de la MET (casque de mars 1953, nouveau type de moto, etc…).
Bref, Jacobs est le premier et seul coupable de nos interrogations !

Aussi, pour fixer de manière péremptoire l’année 1953, en laissant définitivement 1952 au rebus, je me suis appuyé, comme à chaque fois qu’il m’a fallu démontrer le bien fondé de mes affirmations en matière de Datation des histoires de Blake et Mortimer, sur des éléments laissés ici et là, comme à dessein par notre grand Ami, au détour de l’une ou l’autre case.
Encore fallait-il avoir la patience et la rigueur d’aller chercher ces petits détails. Car, ainsi que le dit cette expression qui nous viendrait du philosophe Friedrich Nietzsche, « le Diable se cache dans les détails » !

Pour commencer, le déploiement à grande échelle du poste de télévision dans les foyers britanniques ne commencera qu’à la fin 1952, en prévision du Couronnement d’Elizabeth II ! Qui plus est, la vignette en haut de la planche 54 représente une photo repiquée par Jacobs d’un magazine français ; or, en France, les téléviseurs ne furent véritablement « ouverts » au public qu’à partir de 1953.
Et pour finir et en terminer avec une démonstration qui n’appelle aucune contestation quant à l’année 1953, il faut se souvenir que Jacobs était abonné à des magazines anglais : Illustrated et très probablement Picture Post.
Magazine dont nous voyons parfaitement la couverture en vignette 8, planche 18, numéro qui date du 17 octobre 1953, et que Septimus est en train de lire pendant le voyage à bord du « Flying Scostman ». Il semblerait donc assez peu crédible qu’il puisse avoir emmené avec lui un magazine vieux d’un an !
Nous voyons aussi planche 13, case 8, l’inspecteur en chef Kendall en train de feuilleter un Picture Post du 19 septembre 1953 ! Chose qui paraît tout à fait vraisemblable puisqu’il est en train de veiller dans l’antichambre du bureau du juge Calvin !
Enfin, dernier élément en faveur de 1953, en Une du Daily Mail visible vignette 3, planche 11, le titre « Persia exit » fait référence à la fuite du Shah vers l’Europe, en août 1953 !

Tous ces éléments nous font donc prendre conscience que nous ne sommes résolument pas en 1952.
Ne restaient donc plus que deux années possibles : 1953, comme la plus probable et la plus cohérente, ou 1954… Mais pourquoi Jacobs aurait-il transposé son histoire en 1954, alors qu’il la démarrait en août 1953, et qu’il avait certainement, et dès le départ de la parution, arrêté son choix sur la Noël ??? En dépit du fait qu’il la termine effectivement un an plus tard, tout de même assez loin de la Noël 1954 (7 semaines)... en dépit de fausses pistes involontairement laissées par E.P. Jacobs à l’attention de ses futurs lecteurs ?!
Et si nous prenions un seul instant en compte cette fameuse année 1954, cela voudrait dire que Septimus et Kendall seraient en train de lire des magazines de l’an passé… ?!
Cela me paraît d’évidence assez peu crédible, voire totalement inconcevable.
Cette fois-là, afin de respecter les 3 règles d’unité de temps, d’action et de lieu, fin bien coïncider la fin de son histoire avec la Noël de l’année de début de pré-pub, soit 1953.
En conclusion : 1953 semble bien être la seule année à être cohérente avec l’action de ce récit.

Cette brillante démonstration nous amène bien évidemment à la chronologie des faits qui nous sont relatés au long des 66 planches de notre histoire.

Le récit de la Marque jaune fait immédiatement suite à la Grande pyramide et, comme elle, présente la particularité de donner une date certaine à la période du récit : dans notre cas, l’histoire se terminant avec la dernière vignette et le passage au jour de Noël, ainsi qu’en atteste la fin du discours de Blake : « Cela dit, gentlemen, il est minuit ! Joyeux Noël ! ».
Cette précision fort utile va ainsi nous permettre, à partir de la fin, de remonter le Temps afin d’en déduire ipso-facto, le jour du vol de la couronne impériale dans l’enceinte de la Tour ! Jour qui sera rajouté « en filigrane ».

1er Jour - mercredi 16 décembre 1953 : Planches 1 à 3 complètes.
Nous assistons « en direct » au vol à la Tour de Londres (« Big Ben vient de sonner une heure du matin… ». Tel que nous pouvons le lire dans le récitatif de la première vignette de la planche 1, le vol de la « Couronne » intervient dans cette nuit de décembre.
De la découverte du corps inanimé d’un des Royal Fusiliers qui assurent la garde véritable de l’enceinte, en passant par le vol dans la Wakefield Tower, jusqu’au graffiti maléfique qui orne la porte d’accès, dernière vignette planche 3.

2ème Jour - jeudi 17 décembre 1953 : de la planche 4 à la planche 7, case 3.
D’entrée de jeu, il nous tend un piège, en entamant la planche 4 par une case où il dit : « Le lendemain, à la gare de King’s Cross… ».
En effet, répondant à un télégramme que lui a envoyé Blake, Mortimer a pris le « Flying Scotch Man (SIC !!!) et, sitôt descendu, se rend au Centaur Club en taxi où il prend là, connaissance du journal !
Ce faisant, Jacobs nous fera un premier cadeau empoisonné en datant d’un « Monday » le Daily Mail du jour.
Le Daily Mail est un quotidien du matin, uniquement publié du lundi au samedi, diffusé dès 5 heures du matin dans les kiosques et officines ; l’édition du jour ne pouvait donc raisonnablement mentionner les évènements survenus à Une heure du matin, alors que le journal avait déjà lancé ses rotatives…
Le problème provient surtout de ce qu’on lit : « Douze heures après le vol de la couronne britannique… », soit vers 13 heures environ, ce « lundi » ?!? Il devrait donc s’agir de l’édition du JOUR, et la seule année qui collerait avec un « lundi » serait 1951 pour laquelle, nous avons déjà vu plus haut que c’était matériellement et historiquement impossible !
De plus, le récitatif du haut de page indique bien que nous sommes le lendemain, ce qui induirait que la première action se serait passée un dimanche ???
Je pense qu’il faut lire les informations données par Jacobs selon un autre plan qui est bien plus rationnel, tout en combinant des informations a priori contradictoires.
Pour cela, reprenons le texte de l’édito afin de le lire tel qu’il le devrait ; le texte dit clairement que, « 12 heures après le vol, la Marque jaune lance un dernier avertissement… ». Nous devons donc lire que, douze heures après le vol, soit vers treize heures ce premier jour, un nouvel avertissement est lancé. Cela n’interfère absolument pas avec l’édition du jour d’arrivée de Mortimer puisque nous avons déjà vu que le quotidien, dont l’impression était lancée aux environs de minuit, était finalement remis aux livreurs pour être distribué dans Londres et ailleurs dès 5h du matin.
Dès lors, il apparaît assez évident que ledit avertissement, bien que lancé la veille vers les 13 heures, ne pouvait être reproduit dans le journal de la veille, mais bien dans celui de ce matin-là, arrivée de Mortimer !
Resterait toujours le délicat problème soulevé par cet énigmatique et trompeur « lundi »… Ergo, erreur d’imputation bien involontaire de la part de notre grand ami. Et, pour mémoire, ce « lundi » devra être modifié en « jeudi » pour coller avec notre histoire.
Après une soirée entre gentlemen au cours de laquelle Mortimer semble s’interroger sur un panneau de verre resté ouvert (paranoïa pu véritable espionnage de la part de la MJ ?!), les dits gentlemen se sépare, laissant Vernay et Septimus partir de leur côté par Shaftesbury street.

3ème Jour - vendredi 18 décembre 1953 : de la planche 7, case 4 à la planche 12, case 5.
Ce nouveau jour démarre sur les chapeaux de roues par l’enlèvement du docteur Vernay alors que« A ce moment, Big Ben sonne les 12 coups de minuit », comme nous le précise le récitatif de la case 4, planche 7.
Vont s’ensuivre les premières enquêtes menées conjointement par l’inspecteur en chef Kendall, accompagné de Blake et Mortimer… jusqu’à leur visite à Macomber, dans les locaux du Daily Mail, sur Fleet street.
Au moment où nos deux gentlemen pénètrent dans le bureau de Macomber, un nouveau détail incongru nous interpelle : Jacobs s’enferre ensuite en datant du lendemain 7 décembre sa lettre de la Marque jaune à Macomber (planche 10) ; date qui sera corrigée ensuite (entraînant une nouvelle erreur) en 18 décembre lors de l’édition en album en 1957, et qui est effectivement le VRAI jour.
Mais l’erreur persistera pour le calendrier fixé au mur du bureau de Macomber, qui indique toujours le 7 !
C’est le fameux calendrier placé là par Jacobs avec la plus grande désinvolture pour nous induire une nouvelle fois en erreur, même s’il tente de s’en sortir raisonnablement…
Edgar nous donne ses explications sur la planche 10 : «« Il me fallait dater la lettre d'Olrik. J'avais constaté que la planche allait paraître le 7 octobre. J'ai conservé le chiffre 7 et, comme l'histoire allait se terminer pour Noël, j'ai changé le mois. On peut donc lire dans le texte : « aujourd'hui 7 décembre... ». On a vu quelqs résultats calamiteux cela donnera au final…
Pour finir cette journée, en case 8, planche 11, le chef d’atelier s’exclame : « Minuit moins une !... », en regardant sa montre-gousset ; et l’enlèvement de Macomber est tout de suite symbolisé par la tombée inopinée d’un tube qui renferme...

4ème Jour - samedi 19 décembre 1953 : de la planche 12, case 6 à la planche 13 complète.
Même si le récitatif de la vignette 6, planche 12, indique « par erreur » :« Le lendemain matin… », il est bien clair pour tous que nous sommes bien le même jour que lorsque l’enlèvement de Macomber est vérifié !
Pendant cette journée, nous allons, sur les pas de Kendall et de Blake, découvrir les magnifiques bâtiments gothiques des Courts of Justice, avant de nous rendre en soirée avec Kendall au domicile du juge Calvin qui le reçoit assez froidement, mais finit tout de même par accepter sa présence dans son antichambre pendant que lui-même travaille dans son bureau.
La veille de l’inspecteur va se dérouler le mieux du monde jusqu’à une première alerte peu avant minuit (« …quelques instants avant minuit… », récitatif case 13, planche 13).
Avant que le dénouement ne tombe, avec Calvin, dans la dernière vignette de cette planche 13.

5ème Jour – dimanche 20 décembre 1953 : de la planche 14 à la planche 19 complète.
Non seulement la première vignette commence par un récitatif qui indique « Le lendemain matin… », comme souvent chez Jacobs, mais, de plus, la Une du Daily Herald, autre grand quotidien londonien, précise l’heure de l’enlèvement du juge Calvin « Cette nuit, à 0h10, Scotland Yard… ».
La journée commence à l’hôpital de Charing Cross par le réveil de Kendall, au chevet duquel on retrouve le commissaire en chef Sir Charles, accompagne de Blake et de Mortimer.
De là, Blake se rend au domicile du Dr Septimus dont le comportement n’est rien moins que surprenant. Tombant d’accord avec Septimus pour le faire conduire en train vers son cottage d’Ipswitch, c’est justement pendant ce voyage que l’incroyable va se produire : Septimus est enlevé juste avant qu’une effroyable catastrophe ferroviaire ne survienne… Clôturant dramatiquement cette 5ème journée.

6ème Jour – lundi 21 décembre 1953 : planches 20 à 22 complètes.
Ce jour, comme habituellement, commence par un récitatif du genre « Le lendemain, tout Londres… ».
Mais, voulant trop prouver, Jacobs donne même (vignette 2, planche 20) le numéro du journal (N°11.431) qui annonce l’enlèvement de Septimus, sans préciser de quel titre il s’agit. S’agit-il du Daily Express lu par le gentleman de droite, case 1, planche 20, du Daily Herald, Daily Telegraph ou Daily Mail ???
Pour fixer les mémoires, le N° du Daily Mail du 21/12/1953 est le 17.964 (sources Daily Mail, compte-tenu du fait qu’il a vu le jour le 4 mai 1896 et connu des interruptions de parution !!!
Et c’est la même chose pour le Herald ou le Telegraph qui devraient eux aussi afficher un numéro supérieur à celui annoncé par Jacobs… puisque nés en 1912 et 1855, respectivement… Alors, un quotidien né entre 1921 et 1925… ?! Mais aucun quotidien britannique, qu’il soit de la semaine ou du week-end, n’est né après 1909 (Daily Sketch)… Le Daily Worker (journal d’obédience communiste) est né en 1930, mais…
Londres se réveille avec l’annonce de la catastrophe de la veille, et Mortimer décide d’aller consulter les Collections de journaux du British Museum, situé à deux pas de chez Septimus.
Découvrant l’existence d’un livre relatif à une très ancienne affaire, il tente de l’emprunter, mais ce livre vient d’être dérobé par… la Marque jaune lui-même !
Il rentre alors bredouille à Park Lane et discute avec Blake des conclusions auxquelles il est arrivé au sujet du livre avant d’aller se coucher.

7ème Jour - mardi 22 décembre 1953 : de la planche 23 à la planche 47 complète.
Nous avons là la journée la « plus longue » en terme de planches qui lui sont consacrées ; même si une grossière erreur d’horloge sur l’immeuble de la B.B.C. (case 3, planche 44), très certainement due à un mauvais repositionnement d’un calque par Jacobs, pourrait éventuellement laisser penser que la journée s’est achevée quelques instants plus tôt… Il serait en effet bien plus proche des 20 heures que des minuit vingt !!!
Cette journée nous est clairement annoncée par le récitatif de la vignette 1, planche 23 : « Trois heures du matin viennent de sonner… ».
Et, descendu par les gouttières depuis le toit en terrasse, un individu revêtu d’un long ciré et d’un chapeau noirs s’introduit dans l’appartement et erre dans le salon « antique » avant d’être frappé de frayeur en se trouvant soudain confronté aux avatars venus d’Egypte.
Alertés par le fracas occasionné par l’intrus, Mortimer et Nasir interviennent, au grand dommage de Nasir, tandis que l’individu s’enfuit en brisant une fenêtre alors que Blake vide un chargeur sur lui.
Les deux « locataires » trouvent une lettre qui leur a été laissée par le « visiteur », puis un microphone caché derrière une des appliques de la cheminée.
Appelé, Kendall finira par trouver un récepteur dans la maison d’en face qui, d’après les plans, se trouve être l’ancien mess des officiers US sur Upper Grosvenor street ?!
Suite à la réception d’un prétendu message d’appel à l’aide de Septimus qui donne rendez-vous dans les docks de Limehouse, Blake est dépêché sur place et manque tomber dans le piège tendu par la MJ alors que Mortimer venait d’entrer en possession du mystérieux livre qui lui donne enfin la clé de toute l’affaire. En se rendant sur place dans le taxi du brave Dick, il tombe sur le véhicule que la MJ a volé à la police et le prend en chasse au milieu de la circulation de ce début de nuit.
Après une folle course-poursuite, d’abord en voiture puis à pied dans les rues de Londres, Mortimer finit par enter dans un antre secret où il retrouve Septimus face au mystérieux individu tout en noir qu’il reconnaît enfin comme étant… Olrik !! Mais il se dévoile et tombe, un peu trop facilement, dans le piège du disque hypnotique mis en mouvement par le satanique docteur…

8ème jour - mercredi 23 décembre 1953 : planches 48 à 55 complètes.
Après le sempiternel « Le lendemain matin » du haut de page, nous avons enfin droit aux explications détaillées de l’ex docteur Wade, et du pourquoi de sa haine tenace envers les « acteurs » de sa déchéance et de son exil, avec les explications techniques de la machine qui lui permet de « contrôler » Guinea Pig/Olrik qu’il a trouvé et ramené du Soudan.
Lais, comme ses sarcasmes ne plaisent pas vraiment à Septimus/Wade, il est enfermé dans une cellule en attendant un sort peu enviable.
Pendant ce temps, Scotland Yard lance de grosses opérations de recherches avec l’aide de la B.B.C.

9ème Jour – jeudi 24 décembre 1953 : de la planche 56 à la planche 66, vignette 7.
« Dès les premières heures du matin… », case 1, planche 56, et, après accord du Premier ministre, la police se décide à fouiller chaque maison du quartier de Bloomsbury où un relevé gonio a situé l’antre de la Marque jaune.
Tandis que Septimus établit son « tribunal » à l’encontre des trois hommes qu’il rend responsable de sa « honte » passée à l’aide des 7 sommités médicales tout récemment kidnappées, Dick se rend à Scotland Yard pour y faire son témoignage… avec quelques déconvenues dues à son trop grand énervement et à son état légèrement imbibé.
Tout rentre finalement dans l’ordre, tandis que Blake et Kendall apprennent enfin l’identité de la Marque jaune et lancent l’ultime assaut contre la maison de Septimus dont Mortimer, qui s’est échappé par ruse, en facilite l’accès. Nous assistons alors à la libération de Guinea Pig de l’emprise de Septimus sur lequel il se venge assez brutalement. Avant de parvenir à s’enfuir par une porte dérobée…
Mortimer est retrouvé, ainsi que la couronne impériale.

10ème Jour - vendredi 25 décembre 1953 : Planche 66, deux dernières vignettes.
Episode final : Minuit vient de sonner.
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Alhellas
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Re: Datation/Chronologie Marque jaune

Message par Alhellas »

Démonstration convaincante. Beau travail et merci Kronos !
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