Petit Pinailleur et le Mystère de l'invité disparu

Scénario : Yves SENTE
Dessin : André JUILLARD
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Dolorian
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Re: Petit Pinailleur et le Mystère de l'invité disparu

Message par Dolorian »

Oups, mon onde Septimus s'est pris l'électron dans son champ magnétique... :oops:
jef
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Re: Petit Pinailleur et le Mystère de l'invité disparu

Message par jef »

mokenamoke a écrit :
24 sept. 2012, 10:49
Il y a un truc qui m'a toujours fait tiquer, puisqu'on sait que la mère de Mortimer était écossaise et que son père était anglais, je me demande pourquoi son Anglais de père se promène en kilt. Il est dit dans l'Affaire Francis Blake, vers la fin, que la mère de Mortimer est écossaise, et pas son père, et il me semble que c'est seulement un rappel et que ce détail avait déjà été mentionné bien avant dans une histoire précédente, mais je ne sais plus laquelle.
Tout ça ne m'empêche pas d'apprécier les Sarcophages, surtout le début avec le flash back et l'Expo 58, dommage que ça se termine de manière si décevante avec le Gondwana.
Bonjour. Je suis très perplexe face à une oeuvre aussi compliquée et hermétique. Mon point de vue est sans doute un peu biaisé par le fait que je n'ai jamais beaucoup accroché avec tout ce qui touche au sous-continent indien, mais j'ai du mal à entrer dans une histoire manquant à ce point de crédibilité. Il y a certes de bonnes choses-l'ambiance du Bruxelles de 1958, un dessin très correct malgré des couleurs un peu trop soutenues, y compris pour la pigmentation des indiens, la jeunesse de Mortimer-, mais l'intervention d'un empereur "éternel" est hallucinante. De plus, ce pauvre Açoka est décrit comme un dogmatique assoiffé de revanche, alors que les historiens le décrivent comme quelqu'un de relativement pacifique ayant embrassé le Bouddhisme.
Le complot tiers-mondiste est tiré par les cheveux, surtout en 1958. Quand à la base en Antarctique, on se demande pourquoi la situe là-bas, si ce n'est pour faire un bon titre? Les sarcophages (il n'y en a qu'un, soit dit en passant, celui d'Olrik) n'ont pas besoin de grand froid, apparemment.
Faire financer le complot par des maharadjas aigris, réunis au vu et aux de tout le monde en plein Simla, est peu croyable. la plupart se sont accommodé du Raj britannique qui les comblés d'honneurs. Leur vrai ennemi à cette époque, c'est le pouvoir socialisant du parti du Congrès, qui va les laminer méthodiquement.
Bref, je ne suis pas emballé par ce récit proche de l'absurde.

Pour me joindre aux pinailleurs, et en adhérant à la remarque sur le kilt du père-anglais- de Mortimer, je rajouterai deux ou trois choses:
d'abord, Açoka porte un casque un peu élaboré pour un empereur aussi ancien. Ce couvre-chef évoque plutôt ceux de l'époque mongole au 17è siècle européen. cf le lien Wikipedia en anglais sur les armures de l'ancienne Inde:https://en.wikipedia.org/wiki/Indian_ar ... d%20varman.
Ensuite, Nasir resurgit en agent du renseignement indien. C'est très étonnant alors qu'il est un Musulman (à qui l'on fait jurer en page 6: "par Vishnu") de la région occidentale de ce qui est aujourd'hui le Pakistan. Certes, l'Union indienne compte un grand nombre de Musulmans parmi ses ressortissants, mais en pratique leur statut est inférieur à celui des Hindous et leur citoyenneté est régulièrement contestée (cf la récente campagne électorale du parti de N.Modi). Même si le Congrès était un parti laïc, il est douteux que le SR indien ait recruté un tel personnage.
Pour continuer dans le pinaillage, les tenues et le décorum du dîner chez les parents de Mortimer sont un peu élevés pour une réception offerte par un simple médecin-major, qui n'a pas le même rang que les hauts fonctionnaires de l'entourage du Vice-roi.
Par ailleurs, Juillard décore les manches des uniformes d'officiers britanniques de galons (pages 23 et 29).
L'un d'eux est le propre père de Francis Blake, colonel au Royal Welsh Fusiliers (avec un "s"). Or, depuis 1920, les tenues ordinaires de l'armée de terre ne comportaient pas de tels galons. La question pouvait se poser si les militaires de la page 29 appartiennent, non à la British Army, mais plutôt à l'Indian Army (la fameuse Armée des Indes, composée de soldats locaux encadrés par des gradés britanniques), mais j'en doute faute d'avoir trouvé des clichés allant en sens contraire.
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