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Scénario : Yves SENTE
Dessin : André JUILLARD
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Message par Quarnstron » 15 sept. 2014, 09:56

archibald a écrit :Strip 127 :Dieu merci ! Nous avons échappé au largage des balises 2 à 19!
Quel raccourci audacieux!
Est-ce bien raisonnable ? :p

On a quand même les balises 20 et 21.

Est-ce que ces balises peuvent se déplacer ? Parce que si jamais un sous-marin allemand les détecte, il va s'apercevoir que ces fameux (prétendus) sous-marin alliés sont quand même super statiques et se contentent de bloquer le détroit.
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Message par gadjo » 15 sept. 2014, 13:00

archibald a écrit :Strip 127 :Dieu merci ! Nous avons échappé au largage des balises 2 à 19!
Quel raccourci audacieux!
:lol:
Merveilleux sens de l'ellipse, c'est vrai :D

D'ailleurs, c'est pareil depuis le début, le scénariste sait parfaitement éviter les séquences anecdotiques trop longues
où il ne se passe rien au profit du rythme, des rebondissements et de l'action... :mrgreen:
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Message par Olivier » 15 sept. 2014, 17:22

archibald a écrit :
Olivier a écrit :Les couleurs seront donc à l'avenant du "scénario" et des dessins !
L'album sera-t il publié sur du papier journal mal recyclé ?

L'avenir de la reprise de BetM est maintenant bien sombre.
Oui mais les couleurs sont claires ! :D
Bien dit ! ;)
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Message par Quarnstron » 16 sept. 2014, 08:39

Je reviens au strip 124.

Pourquoi est-ce qu'un type, forcément basé à Gibraltar, et autorisé qui plus est à demander (et obtenir) le "nettoyage du ciel au-dessus de la zone d'opérations" doit se retrouver en plein air, les fesses posées sur un rocher, à utiliser un radio-émetteur portable, comme le premier résistant venu ?

Et sinon, qui pense qu'Olrik sera déjà à Gibraltar pour accueillir nos héros ? :MJ:
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Message par Quarnstron » 17 sept. 2014, 08:20

Bigre! La situation s'aggrave. Je tire nerveusement sur ma pipe.

Cela étant dit, avec une communication aussi mauvaise au sein des forces alliées, inutile d'espérer que les Allemands interceptent quoi que ce soit. ;)
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Message par gadjo » 17 sept. 2014, 14:55

je me demande bien quelle peut être la maladie du Lieutenant Jones...
grippe ? Migraine ? Intoxication alimentaire ? Ivresse diplomatiquement camouflée en maladie ? Béribéri ?

Le scénariste avait promis de répondre à toutes les questions passionnantes qu'on se pose depuis si longtemps
et voilà qu'il créé des énigmes palpitantes sans réponse à son tour !
ah ! je suis déçu déçu déçu...

:mrgreen:
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Message par Icecool » 17 sept. 2014, 15:59

Insaisissables ces gaillards ! On attend Blake et Mortimer par l'ouest, le nord ou le sud, et bien non, leur avion arrive par l'est, après - sans doute ? - une très large courbe pour dispenser leurs balises...

Quelques docs :

De jour, un Catalina sur Gibraltar en 1942... :

http://en.wikipedia.org/wiki/Military_h ... 942%29.jpg


Et de nuit (toujours en 1942), spectacle sons et lumières... :

http://en.wikipedia.org/wiki/Military_h ... ,_1942.jpg
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Message par Quarnstron » 17 sept. 2014, 19:24

gadjo a écrit :je me demande bien quelle peut être la maladie du Lieutenant Jones...
grippe ? Migraine ? Intoxication alimentaire ? Ivresse diplomatiquement camouflée en maladie ? Béribéri ?

Le scénariste avait promis de répondre à toutes les questions passionnantes qu'on se pose depuis si longtemps
et voilà qu'il créé des énigmes palpitantes sans réponse à son tour !
ah ! je suis déçu déçu déçu...

:mrgreen:
:lol: Quand je vous dis qu'il y aura deux tomes...
Icecool a écrit :Insaisissables ces gaillards ! On attend Blake et Mortimer par l'ouest, le nord ou le sud, et bien non, leur avion arrive par l'est, après - sans doute ? - une très large courbe pour dispenser leurs balises...

Quelques docs :

De jour, un Catalina sur Gibraltar en 1942... :

http://en.wikipedia.org/wiki/Military_h ... 942%29.jpg


Et de nuit (toujours en 1942), spectacle sons et lumières... :

http://en.wikipedia.org/wiki/Military_h ... ,_1942.jpg
Surtout que arrivant par l'est, en ayant constamment survolé l'eau, on peut supposer que leur petit manège a été repéré depuis un moment.
En même temps, vu que le capitaine est un tantinet inexpérimenté, on peut imaginer aussi qu'il ne sait pas différencier l'est et l'ouest. :p
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Message par Park Lane » 18 sept. 2014, 08:38

Les strips publiés mardi et hier m'inspirent quelque réflexions que je vous soumet ce matin, jeudi 18.

Dans le strip de mardi et celui d'hier, on constate que le vol du Catalina se déroule de nuit puisque l'avion revient vers le rocher de Gibraltar en apercevant au loin les rayons de lumière des projecteurs de DCA. Voilà qui appelle quelques observations :

1) L'action se situe approximativement vers le mois de mai, période où le soleil se lève tôt. Etant donné la durée du vol qu'on peut évaluer à environ onze heures, étançonné d'autre part que l'avion est parti du Pays de Galles la veille au soir ou en fin d'après-midi (puisqu'il est parti d'Angleterre en fin de journée si bien qu' assez rapidement il vole de nuit au-dessus de l'océan - on se rappelle la lune levée largement au-dessus de l'horizon - et il arrive de nuit en vue des côtes d'Espagne), étant donné que le largage des balises a duré 2 heures, qu'il a eu lieu en Méditerranée à l'est de Gibraltar (on apprend dans le strip d'hier que l'avion revient vers le Rocher en venant de l'est) et que les connaisseurs peuvent estimer cette localisation des largages, en fonction de ce qu'on voit dans la scène, à environ une demi-heure de vol du Rocher (donc une heure en tout : une demi-heure pour aller du détroit vers la zone de largage, puis une demi-heure pour revenir, ça fait une heure en tout), on peut légitimement calculer que le vol complet a bel et bien duré 11 heures à quoi il faut ajouter 1 heure entre Gibraltar et la zone de largage ainsi que 2 heures de largage, ce qui nous conduit à 14 heures. En partant vers 18 heures d'Angleterre la veille, l'avion arrive en vue du rocher alors vers 8 heures du matin, alors qu'il fait largement jour au mois de mai dans le sud de l'Espagne, et donc qu'il n'y a plus de "ciel nocturne" (dixit le texte du strip d'hier) ni de projecteurs de DCA allumés !
Si l'avion est parti d'Angleterre largement avant 18 heures, c'est possible ; du coup, ce calcul est remis en cause, et donc on peut admettre que l'avion arrive en vue de Gibraltar de nuit et aperçoit la DCA lumineuse. Mais alors, en partant si tôt dans la journée, il n'a pas pu survoler l'océan Atlantique en direction de l'Espagne DE NUIT, avec la belle lune levée largement au-dessus de l'horizon, comme on le voit dans le strip 122 qui se situe quelque part entre l'Angleterre et l'Espagne. Ca coince... s'il s'agit bien de la lune et cela coince aussi si la lune est en fait un soleil de fin de journée placé par erreur à gauche.

2) le détroit de Gibraltar est très étroit (de la rive "Afrique", on voit très bien le Rocher, et vice versa : du Rocher, on voit très bien la côte africaine du Maroc) comment se fait-il que, dans les strips n°123 et 125, les lumières des projecteurs de Gibraltar ne sont pas vues depuis le Catalina lorsqu'il arrive dans le détroit ? De loin, dans les strips 128 et 129, Blake voit parfaitement les rayons lumineux, mais dans les strips 123 et 125, rien !

Dans le strip d'hier, on apprend que le responsable de la DCA de Gibraltar est tombé malade... Quel malheur ! Et que le remplaçant n'ait pas eu le temps de prendre les consignes est encore plus affligeant, si affligeant que c'est même impensable. Comment croire qu'il n'y ai UN SEUL responsable connaissant les données du trafic aérien dans la zone et que les britanniques aient été stupides au point de confier la défense de Gibraltar à une seule personne, sans aucun adjoint ni aucun service organisé. Peut-on imaginer que dans une opération aussi importante que la réussite du débarquement de Normandie, les Anglais n'aient pas pris toutes les précautions indispensables ? Le scénario se déroule comme si les Anglais avaient tout fait pour cacher à la DCA qu'un avion ami circule dans la zone !
D'ailleurs, comment se fait-il qu'un opérateur radio, assis quelque part sur le Rocher, selon le strip 124, converse tranquillement et clairement avec l'avion ? Pourquoi n'a-t-il pas la consigne ou l'idée d' avertir la DCA ? N'est-iol pas en liaison avec elle ? Cet opérateur dit bien qu'il va faire le ménage dans le ciel pour éviter au Catalina de mauvaises rencontres en vol. Comment croire qu'il ne soit pas en relation avec DCA britannique qui défend le rocher ? Cela semble bien improbable !

Je reviens enfin sur cette ineptie qui consiste à montrer un équipage composé de deux hommes seulement : pas de mécanicien qui surveille les moteurs, les niveaux d'huile, etc, pas de navigateur qui calcule la route (comment fait Blake seul, à piloter sans cartes et sans aide à la navigation ?), pas d'assistant aidant Mortimer larguer les balises, pas de mitrailleur pour défendre l'avion en cas d'attaque ennemie, un seul pilote (Blake) qui n'a pas dormi depuis maintenant 48 heures et qui, de toute façon, peut avoir un malaise, quel qu'il soit, aux commandes, compromettant à jamais l'opération : il faudrait au moins un autre pilote en remplacement, en cas de pépin (c'est le rôle du copilote, or Mortimer n'est pas copilote), surtout pour une mission aussi capitale, dont dépend le sort de la guerre ! Souvenons-nous qu'au contraire dans le premier volume du cycle de l'Espadon, le Golden Rocket comporte tout un équipage. On pourrait dire que le duo du Catalina dans le BdP est une licence artistique, mais d'un autre côté, puisque les auteurs revendiquent un principe de réalisme, on ne peut manquer de leur faire cette observation.

D'où la situation aberrante du strip130 publié ce matin où la D.C.A. britannique logée sur le rocher tire sur le Catalina !
b-m-strip130-47acbbe.jpg

:idea:
Face à Hyde Park endormi, une fenêtre vient de s'illuminer au 99 bis Park Lane.
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Message par mokenamoke » 18 sept. 2014, 12:52

Beau travail pour des mecs qui n'ont pas dormi depuis 48 heures, et ils ne sont pas près d'aller dormir, mais bon ils carburent au sirop Tifon.
Je me souviens que le major Thompson, pardon Benson, avait confié à Blake une valise avec des documents confidentiels à remettre en main propre au commandant à Gibraltar. Si ce sont des instructions pour ne pas canarder leur avion, elles auraient dû partir avec l'avion précédent, mais après tout c'est peut-être autre chose.
Quant au bâton de Plutarque, je reste persuadé qu'on l'a déjà vu dans les strips 29 - 30 - 40 - 41 - 42.
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Message par Kronos » 18 sept. 2014, 18:35

Park Lane a écrit :Strip 126 : il s'agit simplement d'un mode d'emploi illustré expliquant aux amateurs comment on s'y prend pour larguer une balise en mer, depuis la porte d'un hydravion.
"La première balise jetée à l'eau descend lentement jusque à la profondeur voulu", écrit l'ingénieur Sente, superviseur du programme.
Ce qui me conduit à m'étonner et à me poser la question. Je ne connais rien aux balises et me tourne donc vers ceux d'entre nous qui en savent plus long à ce sujet : comment la balise peut-elle descendre d'elle-même à la profondeur voulue ? Est-ce simplement l'effet de la loi d'Archimède dont on fait usage en calculant un coefficient d'immersion selon la forme de l'objet, sa masse et sa densité ?

:idea:
C'est bien simple... elle ne peut pas !
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Message par Kronos » 18 sept. 2014, 18:43

Quarnstron a écrit : Surtout que arrivant par l'est, en ayant constamment survolé l'eau, on peut supposer que leur petit manège a été repéré depuis un moment.
En même temps, vu que le capitaine est un tantinet inexpérimenté, on peut imaginer aussi qu'il ne sait pas différencier l'est et l'ouest. :p
Surtout qu'il vient de passer deux heures à larguer ses cafetières DANS l'Atlantique, à l'entrée du Détroit...
A moins que Gibraltar, qui se trouve dans la Méditerranée, ne se trouve dans l'Atlantique chez sente ???
Et puis, attendez-vous à voir ce beau Catalina presque neuf descendu en flammes par la DCA gibraltarienne...
D'autre part, de son point d'envol à _ne centaine de km de Gibraltar, en Méditerranée, il y a un peu moins de 2.500km
Le Catalina volant à 300 km/h, cela nous fait 8 heures de vol depuis l'Angleterre, et non 11
Surtout pour aller jusqu'au Détroit, et NON en Méditerranée !
De plus, pas une seule vague en Atlantique, pas un nuage, pas de vent, rien !!! C'est beau !

Enfin, la vue de Gibraltar gentiment offerte par juju est une vue prise depuis l'OUEST !!! Et non de l'Est !

Et, oui, il y a une porte du côté gauche de la carlingue, juste en arrière du poste. Du côté droit, par contre, je ne sais pas !
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Message par jyb » 18 sept. 2014, 19:29

Kronos a écrit :
Park Lane a écrit :Strip 126 : il s'agit simplement d'un mode d'emploi illustré expliquant aux amateurs comment on s'y prend pour larguer une balise en mer, depuis la porte d'un hydravion.
"La première balise jetée à l'eau descend lentement jusque à la profondeur voulu", écrit l'ingénieur Sente, superviseur du programme.
Ce qui me conduit à m'étonner et à me poser la question. Je ne connais rien aux balises et me tourne donc vers ceux d'entre nous qui en savent plus long à ce sujet : comment la balise peut-elle descendre d'elle-même à la profondeur voulue ? Est-ce simplement l'effet de la loi d'Archimède dont on fait usage en calculant un coefficient d'immersion selon la forme de l'objet, sa masse et sa densité ?

:idea:
C'est bien simple... elle ne peut pas !
Il y a grosso modo quatre objets autonomes qui peuvent monter et descendre sous l'eau, c'est le sous-marin, le bathyscaphe, le robot autonome (ou AUV) et le ludion. Les balises de Mortimer sont-elles des sous-marins (dans les dialogues de la BD, il était question de mini-sous-marin), des bathyscaphes, des AUV ou des ludions, et peuvent-elles monter ou descendre ?
Il y a même un sous-marin français du début du XXe siècle qui s'appelle... Ludion. Voilà à quoi il ressemble :
Image
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Message par jyb » 18 sept. 2014, 19:52

Kronos a écrit :D'autre part, de son point d'envol à _ne centaine de km de Gibraltar, en Méditerranée, il y a un peu moins de 2.500km
Le Catalina volant à 300 km/h, cela nous fait 8 heures de vol depuis l'Angleterre, et non 11
Surtout pour aller jusqu'au Détroit, et NON en Méditerranée !
C'est moi qui, dans un lointain post, avais en effet calculé que le trajet - jusqu'au-delà du détroit de Gibraltar, càd en allant jusqu'en Méditerranée même, faut-il le préciser - durerait 11 heures, parce que je ne calculais pas à partir d'une vitesse de 300 km/h, mais nettement moins. En effet, il faut se méfier de la mention "vitesse maximale" dans une fiche technique.

Par ailleurs, en regardant les dessins et en suivant le scénario, on ne voit pas trop où le Catalina largue ses balises, mais en tout cas, lorsqu'une bulle dit que l'avion revient de sa mission sur Gibraltar en venant par l'est, il n'y a pas à tortiller : il est bien venu en Méditerranée ; donc il a bien franchi le détroit de Gibraltar à l'aller, puis, une fois les balises larguées, il a fait demi-tour et a rallié Gibraltar sur un cap à l'ouest, donc en venant de l'est.
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Message par Icecool » 18 sept. 2014, 20:29

Supposons que nos fiers héros doivent remplir la mission (baptisée "Opération Narval") telle qu'expliquée dans les strips 113 et 114 ("faire croire" aux italiens et donc aux Allemands qu'un grand nombre de sous-marins alliés patrouillent aux alentours de Gibraltar) : il leur faut donc bien larguer les balises en Méditerranée (sans doute pour établir un lien maritime flou entre Afrique du Nord et péninsule ibérique) puis revenir sur le Rocher en remontant depuis l'est. la mission dans la mission est ensuite d'amener une valise sécurisée au commandant Longreach (strip 117) : seul un contact (l'homme radio répondant au nom de code "Monkey", visible au strip 124), ainsi que Longreach, sont au courant de l'arrivée de Blake et Mortimer.

Jusqu'ici, tout se tient à peu près... Mais pourquoi donc, malgré tout, allait risquer la mort au contact de la DCA alliée en revenant plein axe face à ces redoutables batteries, alertées depuis belle lurette par le bruit des moteurs de l'hydravion ? N'aurait-il pas été plus judicieux d'amerrir à l'abri et de tenter de se faufiler en canoé ou à la nage ? Voire de fixer un point de rdv un peu plus discret avec "Monkey" ? Je suppose qu'en prime, la DCA allant ÉVIDEMMENT descendre l'appareil, nos héros vont finir - au mieux - le chemin en parachute sous les projecteurs alliés, mallette sous le bras, finir capturés... puis se présenter frais comme des gardons (après 48 h sans dormir) auprès de Longreach, siroter un scotch... et se souvenir qu'il y a une guerre à finir avant d'entamer la suivante.

Finalement, c'est simple comme bonjour, ces missions secrètes, donc pourquoi se montrer discret et faire des détours (sauf par l'est, bien sûr)...


Je précise que ma théorie "devrait" se tenir puisque la phase "avion abattu et parachutage sur le rocher, de nuit et sous les projecteurs" a été pour mémoire l'un des projets de couv' de Juillard... Et la mallette aux secrets est bien accrochée au cou de Mortimer :

Image
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Message par Quarnstron » 18 sept. 2014, 20:51

Icecool a écrit :Supposons que nos fiers héros doivent remplir la mission (baptisée "Opération Narval") telle qu'expliquée dans les strips 113 et 114 ("faire croire" aux italiens et donc aux Allemands qu'un grand nombre de sous-marins alliés patrouillent aux alentours de Gibraltar) : il leur faut donc bien larguer les balises en Méditerranée (sans doute pour établir un lien maritime flou entre Afrique du Nord et péninsule ibérique) puis revenir sur le Rocher en remontant depuis l'est. la mission dans la mission est ensuite d'amener une valise sécurisée au commandant Longreach (strip 117) : seul un contact (l'homme radio répondant au nom de code "Monkey", visible au strip 124), ainsi que Longreach, sont au courant de l'arrivée de Blake et Mortimer.

Jusqu'ici, tout se tient à peu près... Mais pourquoi donc, malgré tout, allait risquer la mort au contact de la DCA alliée en revenant plein axe face à ces redoutables batteries, alertées depuis belle lurette par le bruit des moteurs de l'hydravion ? N'aurait-il pas été plus judicieux d'amerrir à l'abri et de tenter de se faufiler en canoé ou à la nage ? Voire de fixer un point de rdv un peu plus discret avec "Monkey" ? Je suppose qu'en prime, la DCA allant ÉVIDEMMENT descendre l'appareil, nos héros vont finir - au mieux - le chemin en parachute sous les projecteurs alliés, mallette sous le bras, finir capturés... puis se présenter frais comme des gardons (après 48 h sans dormir) auprès de Longreach, siroter un scotch... et se souvenir qu'il y a une guerre à finir avant d'entamer la suivante.

Finalement, c'est simple comme bonjour, ces missions secrètes, donc pourquoi se montrer discret et faire des détours (sauf par l'est, bien sûr)...


Je précise que ma théorie "devrait" se tenir puisque la phase "avion abattu et parachutage sur le rocher, de nuit et sous les projecteurs" a été pour mémoire l'un des projets de couv' de Juillard... Et la mallette aux secrets est bien accrochée au cou de Mortimer :

Image
Pas mal vu en effet (cf. aussi strip 117). On est franchement dans une configuration de mission suicide avec ce survol de Gibraltar. Pas très futé quand on demande à des types de transporter des documents ultra secrets.
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Message par Icecool » 18 sept. 2014, 21:53

mokenamoke a écrit : Quant au bâton de Plutarque, je reste persuadé qu'on l'a déjà vu dans les strips 29 - 30 - 40 - 41 - 42.
Et moi, c'est cette remarque que je trouve remarquablement observée : car ce Bâton, il va bien falloir qu'il surgisse à un moment... Nous savons déjà (strips 35 à 37, 74 et 106) que le lieutenant Clarke (qui est aussi le secrétaire particulier du major Benson) est un supposé "traître" dont les faits et gestes sont plus que louches dans chacun des cas. Tout cela finira mal pour lui comme l'a révélé le dessin suivant :

Image

Le plus fort serait donc qu'effectivement, ce bâton/règle soit l'objet du délit, innocemment illustré dans les strips évoqués par mokenamoke... Rien n'est cependant assuré car l'antique scytale consistait surtout à chiffrer un message sur une fine lanière de cuir ou de parchemin, que le messager pouvait porter (et dissimuler) à sa ceinture. Entre "visible" et "invisible", le bâton de Sente peut être partout : dans un tiroir, derrière un buisson et même à l'est !
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Message par jyb » 18 sept. 2014, 22:29

L'énigme du jour : où les balises ont-elles été larguées ? J'en entends qui vont me dire : pinaillage, on s'en fout, etc.
Faut voir... Hélas, l'histoire se déroule à la veille d'un événement historique bien réel, le débarquement de Normandie, et cite des lieux géographiques bien réels également (Espagne,Portugal, Gibraltar et son détroit).
Pour moi, c'est évident que le largage des balises depuis l'avion Catalina a eu lieu en Méditerranée, plus loin vers l'est par rapport à la position du rocher de Gibraltar qui lui-même est à l'est du détroit du même nom.

D'abord situons les lieux de l'action avec cette carte montrant que l'océan Atlantique est à l'ouest du détroit et que Gibraltar est bien en Méditerranée :

Image

Indices forts pour me faire dire que le largage a lieu en Méditerranée :

1) si un avion, juste après avoir largué en mer des balises, vient vers Gibraltar "de l'est" (cela est dit dans les précédents strips du Bâton de Plutarque, par les soldats britanniques des batteries de DCA installées sur le Rocher, et cela est même dit deux fois, donc ça diminue beaucoup le risque que ce soit, de la part des auteurs, une erreur de transcription ou une étourderie), c'est que ce largage s'est bien fait en Méditerranée.

En admettant que les auteurs aient fait une erreur et voulu dire "ouest" : non, car - voyez la carte - en venant de l'ouest sur Gibraltar, l'avion n'aurait pu que survoler l'Espagne... Hum hum... Impossible en fonction des circonstances de l'époque, surtout qu'on a vu que l'avion a fait un "large détour" pour éviter la péninsule ibérique (là aussi c'était dit dans un strip, le n°122, où Blake explique à Mortimer : "Les ordres sont de ne prendre aucun risque et de contourner la péninsule ibérique"). Pour confirmer ceci, on voit tout le temps l'avion au-dessus de la mer, jamais au-dessus de la terre.

En venant de l'ouest (de l'océan Atlantique) vers Gibraltar, l'avion aurait donc évité non seulement l'Espagne, mais aussi les eaux espagnoles, et serait donc arrivé à Gibraltar en venant du sud-ouest, et même du sud pour assurer encore mieux la sécurité. La limite des eaux territoriales sont universellement reconnues comme se trouvant à 3 miles (soit 5,5 km) des côtes ; voyez encore la carte et son échelle : le détroit de Gibraltar fait à peu près 12 km de large, donc pour aller en avion de l'Atlantique à Gibraltar, il faut passer à peu près au milieu du détroit et ensuite, pour rallier le Rocher lui-même, remonter vers le nord. Donc, les canonniers de la DCA, dont c'est le B-A Ba du métier de savoir d'où vient un avion, auraient dit : "l'avion vient du sud". Voir encore et toujours la carte ! Et représentez-vous, d'après l'échelle, la distance de 5,5 km à partir du cap espagnol Carnero ("Pta Carnero"), en face de Gibraltar.

2) par ailleurs, dans cette image de préparation de largage de balises, où est le soldat britannique ?
Image

S'il est sur le rocher de Gibraltar, l'avion, qui n'a donc pas encore largué ses balises, qui est vu en arrière-plan à moins d'un kilomètre (à vue de nez sur ce dessin), et qui vient de l'Angleterre après avoir survolé l'Atlantique, est bien passé en Méditerranée (voyez la carte, qui est vraiment têtue, et, selon son échelle, placez-y un point à un kilomètre de Gibraltar). Donc, l'avion a bien franchi le détroit de Gibraltar, dans le sens ouest-est (sens Atlantique ---> Méditerranée). Et puisqu'il vole tout droit en passant d'ouest en est par le travers du Rocher, c'est qu'il va larguer ses balises plus loin dans l'est, donc de façon encore plus affirmée en Méditerranée. Et quand il reviendra sur Gibraltar, il reviendra bien de l'est. Tout concorde.

(Note supplémentaire ajoutée en ce matin du 19 septembre : au vu du strip du jour, n°131, on voit que le soldat avec sa radio est bien sur le Rocher ; donc mon point 2), ci-dessus, n'est pas une supposition, et j'ai supprimé le reste de ma démonstration qui évoquait les possibilités que le soldat soit ailleurs qu'à Gibraltar).
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Message par Kronos » 19 sept. 2014, 10:25

jyb a écrit :L'énigme du jour : où les balises ont-elles été larguées ? J'en entends qui vont me dire : pinaillage, on s'en fout, etc.
Je ne vais pas revenir sur ta démonstration qui est frappée au coin du bon sens, certes...
Mais Sente a-t-il du bon sens ??? Car il se contredit régulièrement d'une planche à l'autre
Car la vue de Gibraltar qui nous est offerte est BIEN UNE VUE DEPUIS L'OUEST !!! Alors, quid ?
jyb
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Re: Prépublication

Message par jyb » 19 sept. 2014, 10:44

Kronos a écrit :Mais Sente a-t-il du bon sens ??? Car il se contredit régulièrement d'une planche à l'autre
Car la vue de Gibraltar qui nous est offerte est BIEN UNE VUE DEPUIS L'OUEST !!! Alors, quid ?
La vue est dessinée par André Juillard, pas par Yves Sente. Nuance...
Quant à savoir si la vue montre le Rocher depuis l'ouest, je ne préfère pas me prononcer.
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