freric a écrit : ↑10 sept. 2026, 11:39
Bonjour,
Je crois que lors de la sortie de "Huit heures à Berlin", initialement prévu avec un nouveau duo de scénaristes (Fromental & Bocquet), et un nouveau dessinateur (Cailleaux), Yves SChlirf n'était pas chaud pour mettre une équipe inédite sur Blake et Mortimer. Tous confirmés et reconnus dans le milieu de la BD.
Alors, cela ne doit pas être facile pour un "amateur".
En effet, j’ai bien conscience de cette difficulté. L’idée est d’envoyer des projets suffisamment personnels pour qu’ils puissent, s’ils n’intéressent pas Dargaud, être retravaillés et pitchés auprès d’autres éditeurs, sous la forme de scénarios originaux sans Blake et Mortimer ou de pastiches très distanciés du duo jacobsien.
L’exception française au droit d’auteur en matière de parodie, de pastiche et de satire permet ce type d’utilisation détournée. C’est déjà le principe des Aventures de Philip et Francis, qui fonctionnent ouvertement sur le mode parodique. C’est également cette même exception qui a permis à Lewis Trondheim de réaliser un Astérix et un Spirou sans l’autorisation officielle des ayants droit.
Mes deux pitchs sont donc des pastiches (ça rime presque !). Le premier confronte Blake et Mortimer à l’univers des tabloïds anglais des années 1950. Mortimer, victime d’un journaliste maître-chanteur, se retrouve accusé du meurtre de la hyène dactylographe et doit se cacher dans les bas-fonds londoniens, tandis que Blake mène l’enquête en loup solitaire, sans le soutien du MI5 ni de Scotland Yard, pour tenter de l’innocenter. Au fil de ses recherches, Blake découvre des aspects peu reluisants de la jeunesse de Mortimer, qui expliquent pourquoi, à l’issue de cette aventure qui se situe après La Marque Jaune, les deux hommes mettent fin à leur colocation.
La seconde histoire est une immersion dans le milieu des illusionnistes de music-hall et des écrivains anglo-saxons spécialisés dans le whodunit et les meurtres en chambre close — John Dickson Carr principalement — sur fond d’espionnage.
À ma connaissance, ces deux micro-milieux socioculturels n’ont jamais été explorés dans aucun album de la série, alors qu’ils se prêtent particulièrement bien au duo et à des intrigues mêlant polar et espionnage.
Et les deux sont garantis 100 % sans Olrik !
